Seven Doc

Production - édition vidéo - distribution de documentaires

photo portrait d'Eric Gandit en tournage en Afrique

Eric Gandit

Réalisateur

Né en 1961 à Grenoble, Eric a travaillé une dizaine d'années au sein d'ONG avant de se consacrer à la réalisation de films documentaires. Il débute en 1994 dans l'audiovisuel comme régisseur stagiaire dans Le montreur de boxe de Dominique Ladoge avec Richard Borhinger. Il se lance ensuite dans la réalisation de films documentaires pour satisfaire son goût pour l'anthropologie et tenter de répondre à des questions communes à tous les peuples. Eric a promené sa caméra d'abord en Afrique puis en Asie pour réaliser des sujets où l'originalité le dispute au témoignage. Il aime rencontrer, raconter les rites ancestraux à l'heure où la mondialisation lisse nos différences. En 1994, il crée l'association Itinéraires Films dont l'objectif était de faire connaître les différentes cultures, savoir-faires et croyances à travers le monde via des documentaires comme Amchi,ou la médecine traditionnelle tibétaine diffusé en 1996 sur Teva. De 1993 à 2007, il réalise 11 documentaires dont 21 cordes pour une louange en 2007 avec Seven Doc diffusé sur KTO. Une constante chez lui : ses films situent toujours leur sujet dans un cadre naturel, historique et culturel, comme une fenêtre ouverte sur le monde. Une ouverture qui ne s'arrête pas au générique de fin de ses films, car après avoir sillonné la planète en tous sens, il partage désormais son temps entre l'étude et la pratique du Dharma, la peinture, et une nouvelle activité qui s'adresse aux enfants, et dont l'objectif est une sensibilisation à la protection de l'environnement.

  • Qu'as-tu ressenti lorsque tu as tenu, en 1995, ta première Bétacam entre tes mains ?

Etrange sensation en réalité. J'allais enfin pouvoir rencontrer des hommes et des femmes dont le parcours était à la fois source d'inspiration pour moi, et en même temps faire vivre ces destinés à travers le récit filmique. J'avais entre les mains un outils, une sorte de troisième ½il susceptible de m'ouvrir bien des portes. Cela c'est avéré vrai par la suite...

  • Le Tiers-Monde et l'anthropologie sont tes passions et le sujet de tes films, comment fais-tu pour ne pas tomber dans le sensationnel avec de tels sujets ?

Il est très facile de tomber dans le travers du sensationnel... Vivre des situations peu communes, filmer des scènes étranges à nos yeux d'Occidentaux peuvent rapidement faire gonfler l'ego de celui qui est derrière la caméra. Mais ceci repose la plupart du temps sur du vent, il faut en être conscient. Une situation aussi étrange soit-elle à toujours une raison d'être et bien souvent cette raison est pragmatique, en lien avec des préoccupations qu'on retrouve sur tous les continents, comme le questionnement face à la vie, la maladie, la vieillesse, ou la mort. Le sensationnel est donc, comme toute chose, très relatif, et dénué d'intérêt car il découle d'une forme d'ignorance. Propos recueillis par A.D.

Ses films produits par Seven Doc

Vingt et une cordes pour une louange - 2007


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