Seven Doc

Production - édition vidéo - distribution de documentaires

portrait Guillaume Broust par Stéphan Denys

Guillaume Broust

Réalisateur

Né en 1980 dans la région parisienne, Guillaume Broust atterrit à l'âge de 12 ans à Saint Hilaire du Touvet. Juste à temps pour rattraper l'avance qu'avaient ses petits camarades de classe en ski, en escalade ou en parapente... Son diplôme des Beaux Arts de Marseille in the pocket, il part suivre à Annecy une formation en collaboration avec l'école des Gobelins, où il se forme en alternance aux métiers du multimédia. Son école, c'est donc les nouvelles technologies : la HI-8, la mini DV. Un univers où l'on travaille souvent seul, dans son garage, où le réalisateur est à la fois cadreur, monteur, ingénieur son, musicien et producteur... Aujourd'hui concepteur-réalisateur multimédia chez Petzl, Guillaume court après le temps. En 2004 néanmoins, après un voyage parapente riche en rebondissements au Maroc, il trouve le temps de coréaliser Flying Babouches avec Antoine Boisselier et Bruno Bourdat.

  • Concepteur-réalisateur multimédia, késako ?

Dans multimédia, on entend bien plusieurs médias, il y a donc de la vidéo, mais aussi de l'animation, du web, de la 3D, du DVD, de la musique, des smartphones... Bref, tous ces nouveaux médias qui se développent plus vite que la capacité qu'ont les gens à les intégrer ! Travailler dans tous ces univers me permet d'avoir l'esprit plus ouvert sur certaines techniques, même si, en contrepartie, j'ai un peu de mal à me spécialiser.

  • Grimpe, parapente, speedriding, etc, sont des sports que tu pratiques, n'est-ce pas un exercice acrobatique de réaliser un film sur un univers que l'on connaît par c½ur ?

L'avantage, c'est de suffisamment connaître la discipline pour parler aux gens du milieu. L'inconvénient, c'est d'être justement trop pointu pour ne pas arriver à convaincre un large public. C'est là où se trouve toute la difficulté de nos sujets : savoir contenter tout le monde, de l'inculte au hard-core-geek. Les grimpeurs me reprochent souvent de ne pas assez laisser vivre l'escalade dans mes films, à savoir montrer un enchaînement complet d'une séquence, sans coupure ni plan raccord. Le problème si on fait cela, c'est que l'on perd rapidement tous ceux qui ne pratiquent pas. Le juste milieu est un dosage assez difficile à trouver. Je ne m'éterniserais pas sur la technique ni sur la difficulté de filmer en l'air, en vol thermique, en paroi... C'est finalement quelque chose qui se fait assez bien si on a un minimum de pratique, d'organisation et de confiance en soi.

  • Quand tu réalises un film, as-tu un but ?

J'ai souvent deux buts inconscients. Le premier est de montrer au public des choses incroyables mais pas forcément des images de sports extrêmes. Le second est de susciter le rire. L'humour est un excellent vecteur de cohésion et de communication. Je suis finalement assez proche de l'entertainement, même si je regarde des films qui sont davantage du genre "drama".

  • Ton réalisateur culte ?

Question difficile, donc réponse à choix multiples. Les réalisateurs qui m'impressionnent le plus sont ceux dont on reconnaît immédiatement la griffe et qui arrivent à traiter de sujets différents en suivant la même ligne directrice. Pour le Quinté + dans le désordre, je dirais : Marc Caro, Jean-Pierre Jeunet, Terry Gilliam, les frères Cohen, Jacques Tati, Hitchcock, David Fincher, Guy Ritchie...

  • Le film que tu rêverais de réaliser...

J'auris adoré participer au film Le Seigneur des Anneaux pour sa monstrueuse machine de production : décors, objets, effets spéciaux, costumes... du cinéma à grand spectacle ! Après, pour les projets plus personnels, disons que j'ai beaucoup d'idées mais c'est surtout le temps qui me manque ! To be continued... Propos recueillis par A.D.

Photo © Stéphan Denys

Film produit par Seven Doc :

Flying Babouches, 2004, avec Antoine Boisselier et Bruno Bourdat.


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